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Socialisme

 

 

La réalisation du socialisme suppose la propriété collective des moyens de production.

Les tentatives à grande échelle de cette organisation ont montré leurs limites, notamment avec l'effondrement de l'U.R.S.S..
On peut se demander si cet échec est dû à l'imperfection humaine ou bien à ce qu'il eut fallu une plus grande extension afin de supprimer toute concurrence.
En attendant, le rêve socialiste repose sur de bonnes intentions. Il faut lui laisser sa chance en l'intégrant dans notre monde concurrentiel. Une révolution n'est pas à l'ordre du jour et les moyens financiers pour l'acquisition d'entreprises sont limités. D'ailleurs on est plutôt sur la pente inverse.
Pour inverser la tendance il faut viser un socialisme partiel qui consisterait en ce que l'état possède des entreprises dans différentes catégories ne relevant pas forcément du service publique: bâtiment, énergie, agriculture, divertissement, assurance, ... Il ne s'agit pas ici d'activités subventionnées pour offrir un service inexistant dans le privé ou trop cher pour être accessible à tout un chacun mais bien d'entreprises positionnées sur des secteurs rentables.
Le but de ces entreprises serait d'apporter un service ou de fournir des biens en montrant l'exemple en matière d'éthique et en augmentant le levier de l'État sur le marché de l'emploi. Leur portée commerciale doit se limiter à nos frontières afin de ne pas se heurter frontalement aux règles européennes. Il faut compter comme avantage commercial pour ces entreprises le rejet par une partie de la population du système capitaliste, l'adéquation avec certains besoins occasionnels du pays, voire l'assurance de certains marchés captifs. 
A long terme l'objectif est de conquérir une partie de l'économie et d'accroître le poids de l'État relativement à celui du secteur privé. Il s'agit aussi d'offrir le choix aux citoyens de la forme d'entreprise dans laquelle ils souhaitent travailler: une entreprise privée ou publique, quelle que soit leur formation.

Un premier exemple d'une entreprise d'un tel type viserait à répondre à un besoin massif, relativement urgent mais limité dans le temps comme la fabrication d'éoliennes. Dans un premier temps une filière de formation des différents corps de métier serait mise en place avec le concours de l'éducation nationale. Elle serait destinée à des chômeurs proches de la retraite: de 2 à 8 ans. L'importance de la formation proposée à chacun serait proportionnelle à l'éloignement de la retraite afin de ne pas investir inutilement. L'avantage de faire appel à des gens proches de la retraite est de ne pas avoir à envisager leur reclassement à la fin du cycle d'équipement. On produirait donc pendant huit années pour un plan d'équipement massif dont le coût unitaire serait abaissé par la grande série et par le fait que les salaires correspondent à des allocations chômage évitées..

Un deuxième exemple concerne l'industrie du textile et de la chaussure. Il serait combiné au rétablissement de l'uniforme à l'école. Dans ce cas on serait normalement obligé de lancer un appel d'offre pour la fourniture des uniformes et il ne fait guère de doute que des entreprises étrangères seraient plus performantes. Par contre si les uniformes sont produit par une unité appartenant à l'éducation nationale il ne s'agirait plus d'achat et l'appel d'offre ne serait pas imposé. Cette filière offrirait un socle au rétablissement d'un industrie textile en France, en établissent une base de main d'œuvre formée et en apportant un marché local aux fabricants de machines. L'éducation nationale se verrait offrir là un débouché pour un grand nombre d'élèves ayant besoin d'une première expérience avant d'être aiguillés vers le secteur privé. De nombreux métiers sont concernés: tissage, couture, mais aussi logistique, maintenance industrielle,... Il s'agit enfin de réduire le coût des études pour l'éducation nationale au travers d'un transfert d'une partie des bourses et autres allocations vers une fourniture en nature dont le montant serait avantageusement réduit comparé à l'achat de vêtements de marque dont sont victimes aujourd'hui les parents. Les aspects liés à l'influence de l'uniforme sur l'enseignement ne sont pas traités ici.