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Sécurité routière

 

 

Le permis de conduire ne constitue pas un permis de tuer. Malgré tout un accident est toujours possible, même pour les plus prudents. Si la formation routière cherche à nous faire éviter l'accident elle ne prépare guère à en assumer les effets. Le permis de conduire devrait être associé à une formation aux premiers soins. Cela permettrait aussi de responsabiliser les gens en les sensibilisant aux conséquences d'une conduite inconsidérée. D'une manière générale, le fait de répandre la connaissance des premiers soins aurait une incidence positive pour tous les autres types d'accidents, essentiellement domestiques.

Toujours dans le but de sensibiliser et responsabiliser, il devrait être possible de récupérer des points de permis en donnant du sang. Ce geste a une signification profonde. Il implique le corps de la personne et doit permettre de mieux appréhender ce qui peut arriver aux victimes quand elles sont touchées corporellement.

Bien sûr l'idéal est d'éviter l'accident. Or si l'on peut dénoncer l'abus de machines pour surveiller les humains (demain ce sera les boîtes noires) on pourrait plutôt les utiliser afin d'améliorer la formation par le biais des simulateurs. Ils ont déjà fait leurs preuves dans des secteurs où le taux d'accidents est très faible (chemins de fer et aviation). Ils permettent de simuler les situations dangereuses en toute sécurité et constitueraient donc un complément à la formation classique. Au niveau du coût, il est vrai qu'une machine sophistiquée vaudrait bien le prix d'un véhicule école, mais avec beaucoup moins d'entretien. De plus la part d'automatisation réduirait l'intervention du moniteur. Sachant que les charges sociales grèvent considérablement un budget on voit que ces heures sur simulateurs pourraient facilement être abordables. L'objectif serait de rajouter un certain nombre d'heures à la vingtaine minimale avec instructeur en situation réelle. Il s'agirait par exemple après les premières séances où le moniteur explique le maniement des commandes et les bons gestes, de les répéter afin d'acquérir des automatismes et de pouvoir ensuite se concentrer avec le moniteur sur l'insertion dans la circulation et les règles. Vers la fin du programme le simulateur permettrait d'aborder les phases plus délicates qui conduisent à un accident. On voit donc qu'il s'agit de compléter la formation des moniteurs et surtout pas de les remplacer. Au niveau du financement, il faudrait initier le processus par un appel d'offre au niveau national avec une commande importante afin d'avoir dès le départ un coût abordable. Pour les écoles ces simulateurs seraient accessibles avec un prêt à taux avantageux voire nul. Enfin de tels simulateurs véritablement sophistiqués devraient prévoir un "mode loisir". C'est-à-dire une configuration destinée à la simulation du pilotage pour attirer une clientèle supplémentaire et rentabiliser les machines au plus vite. Accessoirement cela permettrait aux passionnés de se défouler à moindres frais et en toute sécurité, tout en apprenant le pilotage.