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Politique énergétique

 

 

Globalement la France n'est pas en avance en ce qui concerne la politique énergétique. Pourtant il s'agit d'un domaine où la technologie est prépondérante et où nous avons les capacités pour réagir. De plus on dispose dans ce domaine de la meilleure de toutes les études de marché: La consommation des pays émergents explose et par conséquent la demande, alors que les réserves pétrolières ne sont pas infinies. Le réchauffement climatique constaté par les scientifiques du monde entier va induire de grands changements et il faut tout faire pour réduire ses effets. Tout indique que les énergies renouvelables doivent être développées. Afin d'en faire un atout et de ne pas subir ces phénomènes il faudrait être à la pointe dans ce domaine.

Les carburants verts constituent une des alternatives possibles aux énergies fossiles. Leur rôle est abordé dans le chapitre sur l'agriculture. Cependant la diminution des réserves pétrolières affecte toute la pétrochimie et par suite de nombreux produits dont les plastiques. L'agriculture devra donc trouver un équilibre entre les demandes alimentaires, énergétiques et de matières premières. Les carburants verts ne peuvent donc servir que de compléments et d'élément de transition car la terre et l'eau doivent avant tout être utilisées pour les productions alimentaires.

Là où notre pays est le plus en retard par rapport à son potentiel c'est le solaire et l'éolien. La production d'énergie solaire se heurte au coût encore élevé des panneaux solaires. Par contre la production d'eau chaude est abordable et se fait avec un très bon rendement. C'est donc un secteur à encourager en attendant que la recherche ait fait progresser les cellules photovoltaïques. Par encouragement on entend pas encore une fois des subventions où des déductions fiscales. Cela est compliqué notamment pour les particuliers car il faut jongler entre les différentes aides qui ne sont pas stables et le calcul de la feuille d'impôt. Cette complication a un coût et irait à l'encontre de ce qui est recherché dans le chapitre sur les rentrées fiscales. L'avenir de ces technologies réside dans la production en grande série qui seule permettra d'abaisser les coûts. Pour cela il faut une demande initiale conséquente et une collaboration de l'Etat avec les industriels. Cette commande de départ devrait être destinée à équiper massivement le domaine public. Il s'agit d'un investissement important mais qui serait rentabilisé relativement rapidement d'autant plus qu'il serait amoindri par la politique de baisse des coûts dans le bâtiment évoquée dans le chapitre sur la relance de l'économie

L'éolien dépend également d'une production en grande série. En effet les principaux obstacles à son extension sont la crainte des riverains face à ses désagréments : le bruit et l'esthétique. Or c'est bien le terme de riverain qui est gênant. Les éoliennes devraient être éloignées des lieux de vie. Ce n'est pas le cas car elles sont l'objet de projet de petite envergure et très localisés. De plus leur coût n'est pas assez bas et pour le compenser on les rapproche au maximum du lieu de consommation. Enfin elles sont redondantes avec le réseau classique et il y a une addition des frais de distribution. Un équipement massif permettrait paradoxalement de remédier à ces inconvénients. En effet il permettrait de remplacer totalement le réseau classique d'une ville ou d'un village. Il n'y aurait donc plus de doublons.  De plus le réseau d'éoliennes remplacerait le réseau des lignes à hautes tensions. Il n'y aurait donc pas addition de nuisances esthétiques, mais substitution. Vu le nombre de pylônes cela laisse un grand potentiel. Il faudrait beaucoup moins d'une éolienne par pylône pour équiper tout le pays et l'on pourrait même supprimer de nombreuses grandes lignes à haute tension de nos campagnes. La production en grande série permettrait par l'abaissement des coûts de justifier l'installation dans des zones où le potentiel éolien est faible. Combiné au fait que la France dispose d'une carte des vents très favorable on pourrait ainsi équiper pratiquement toutes les zones pour les rendre autonomes. Cela aurait aussi un effet sur les économies locales qui verraient ainsi la création d'un chiffre d'affaire captif. L'abaissement des coûts permettrait aussi la diversification des types d'éoliennes et leur adaptation au contexte. Ainsi des éoliennes de taille moyenne pourrait s'adapter à une installation dans les centres commerciaux et industriels de toutes façons déjà pollués esthétiquement et au niveau sonore. Comment initier un équipement massif ? D'une part par des commandes de l'Etat dans un domaine où la demande est assurée. Il s'agit donc d'un investissement sûr à long terme. D'autre part en incitant les grandes entreprises à y investir. Si l'on prend l'exemple d'une compagnie pétrolière qui fait des milliards de bénéfice, plutôt que de l'effrayer en imaginant une super taxation, il serait préférable de créer les conditions d'un investissement rentable dans un domaine soutenu par une législation favorable aux éoliennes et la formation des nombreux techniciens nécessaires à leur entretien, le tout dans un programme d'aménagement réalisé à l'échelle nationale ou au moins régional afin d'offrir une bonne visibilité.

La production massive d'énergie renouvelable améliorerait enfin considérablement le déficit du commerce extérieur et aurait un effet favorable sur les finances du pays.