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Politique carcérale

 

 

L’état des prisons est lamentable : surpopulation, locaux dégradés, mauvaise hygiène, manque de moyens pour soigner ou préparer la réinsertion.

Cette situation incite la justice à recourir le moins souvent possible à l’incarcération ou à réduire les peines. Il en résulte un affaiblissement de la justice et de la police.

Au-delà de la volonté politique il y a le manque d’argent.

Il s’agit donc de proposer un modèle de prison qui soit auto-suffisant au niveau financier, c’est-à-dire un type de prison qui rapporte de l’argent. Pour cela il faut profiter de la main d’œuvre que représente les prisonniers et l’associer à des industries qui en tant normal sont peu compétitives en France. Les horaires de travail doivent être importants et les charges sociales quasi inexistantes. Le budget de la prison pourrait alors être fournis par les entreprises ayant recours à ces travailleurs.

On conçoit immédiatement le problème que pose une telle organisation dans un pays où le travail forcé est interdit. En fait il n’y a pas besoin d’obliger les détenus à travailler. Il doit s’agir d’un choix proposé à l’intéressé et validé par des médecins et des psychologues. Ce choix doit prendre en compte la durée de la peine et la dangerosité de l’individu.

Tout d’abord il s’agit d’un choix ce qui en prison est assez rare. Concrètement le prisonnier devra décider s’il reste dans une prison normale avec tous ses problèmes (promiscuité, mauvaise hygiène, vétusté, insécurité,…) ou une prison où il devra travailler dur mais où il bénéficiera de meilleures conditions de vie (cellule individuelle, meilleure nourriture, douche et linge propres quotidiens, programme de formation…). L’acceptation de ces conditions de travail et d’un règlement plus sévères seront aussi un indicateur de la capacité de l’individu à s’insérer dans la société et donc de ses chances de sortir au plus tôt de prison. L’habitude de travailler par exemple 50 heures par semaine rendra plus facile l’adaptation ultérieure à un emploi aux 35 heures. La cellule individuelle est essentielle pour éviter l’apprentissage de la délinquance.

Indirectement il s’agit d’aider des industries qui ne peuvent résister à la concurrence des pays à bas coûts salariaux. Le bénéfice pour la société est donc multiple : économies pour l’état, meilleure santé de certaines industries, insertion des anciens prisonniers facilitée.

Le piège serait d’arriver à une situation inversée où l’on aurait besoin de prisonniers pour faire fonctionner certains secteurs de l’industrie. Ceci dit, on en est très loin aujourd’hui et un compromis est possible, en soulignant toujours cette notion de choix entre prison classique et prison avec travail intensif.

Il s’agit enfin de changer l’image du prisonnier qui ne doit plus seulement être un déchet de la société dont on ne sait que faire, ou bien un danger irrémédiable que l’on n’a pas le courage d’écarter définitivement. Le prisonnier peut apporter une contribution utile à la société en même temps qu’il effectue un travail d’amendement sur lui même ou qu’il subit un traitement.