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Politique africaine

 

 

Une grande part des efforts effectués en Afrique sont gâchés et n’ont pas d’effets positifs sur le long terme.

Les projets sont nombreux mais isolés les uns des autres. Ils sont réalisés par une multitude d’intervenants : états étrangers ou ONG. Ils sont en général ciblés sur un point particulier : alimentation, soins médicaux, éducation ou aide financière.

Le montant total de l’aide apportée, même s’il est important dans l’absolu, est faible par rapport aux besoins.

On ne réussit pas à créer une dynamique locale suffisante pour aboutir à un auto-développement durable.

Des investissement sont réalisés par certaines entreprises mais ils sont éparts et sont davantage destinés à exploiter une ressource locale qu’à générer un développement local harmonieux.

Désormais certains pays comme la Chine y voient un terrain d’expansion complètement dé- régularisé.

Afin d’y parvenir, il faut concentrer l’aide en certains endroits, par exemple en un même pays. L’aide des ONG et des états doit se concentrer sur la mise en places des conditions fondamentales et des infrastructures afin d’atteindre un seuil critique au-delà duquel l’investissement devient intéressant pour les entreprises privées qui y apporteront alors le financement nécessaire pour entretenir le développement.

Les fondamentaux à établir sont :

- sécurité

- alimentation

- hygiène

- éducation

- moyens de circulation et de communication.

Tout cela doit être obtenu grâce à une aide concentrée et intensive, réalisée à perte dans un premier temps. Dans un deuxième temps les entreprises investissent et prennent le relais au niveau financier.

La difficulté consiste à faire accepter aux pays concernés que l’on stoppe ou que l’on diminue drastiquement l’aide dans plusieurs pays pour la concentrer dans un seul. Pour être pleinement efficace il faudrait idéalement que cette action soit exécutée de concert au niveau Européen.

Pour les pays européens il subsiste le risque de voir leur influence diminuer dans les pays temporairement négligés.

Pour les pays africains il faudra accepter que l’un d’entre eux soit temporairement favorisé.

Ces deux difficultés peuvent en fait être retournées. En effet, pour les pays européens la construction d’une base solide en Afrique sera un avantage pour le futur. De plus, une réalisation en commun doit permettre de souligner qu’il s’agit d’un programme basé sur la collaboration et non pas d’une conquête au profit d’un seul pays comme au temps de la colonisation. Pour les pays africains il s’agit de sacrifier l’aide qui leur était accordée au profit d’un des leurs. Ce sacrifice constituera une véritable participation au projet et leur donnera un rôle plus actif en écartant la notion d’assistanat.

Le pays choisi servira de modèle de développement pour ses voisins mais également de base logistique pour les entreprises et les associations humanitaires qui pourront avoir une présence sûre et durable sur le continent africain avec tous les moyens nécessaires à leur action. Elles pourront par la suite étendre leur action aux pays voisins avec cette fois le support du premier pays qui sera non seulement devenu autonome mais qui en plus devra être capable d’aider ses voisins pour aboutir à un développement en grande partie  organisé par des Africains.

Le développement de ce premier pays aura aussi pour but de diriger une partie de l’émigration vers le sein même du continent pour éviter le départ définitif des meilleurs éléments en favorisant leur retour par la proximité.

On voit donc se dessiner trois phases dans ce développement de l’Afrique : une première phase se fera essentiellement dans un pays africain choisi avec le concours des états européens et des ONG. La deuxième phase verra l’arrivée des entreprises du secteur privé qui amèneront l’argent et pérenniseront la démarche. La troisième phase sera marquée par le développement des pays voisins sous l’effet de la bonne santé et de l’influence du pays d’origine.

La première phase nécessite la mise en place d’une association inter-étatique avec des pouvoirs de coordination. Son rôle sera de coordonner l’action des états, mais aussi celle des individus. Il s’agit d’une part des Européens, volontaires ou professionnels et d’autre part celle des Africains. On pense là à ceux du pays choisi et aux africains présents en Europe et qui pourront former des projets de retour au vu des nouvelles perspectives de leur continent.

Il s’agit de promouvoir nos intérêts tout en protégeant ceux des populations concernées. L’Afrique ne doit pas être perçue comme un puit sans fond pour la charité, ou bien comme une menace de par l’expansion et l’exode de sa population, mais au contraire comme une zone où l’on peut réaliser des bénéfices. Si nous ne le faisons pas d’autres s’en chargeront avec probablement moins de considération pour les Africains en particulier et les valeurs qui nous sont chères en général, c’est-à-dire les droits de l’homme et l’écologie.