Accueil Remonter

Lutte contre le vol

 

 

Les vols de voiture bien qu’en baisse sont encore nombreux. Les cambriolages sont aussi trop fréquents et très rarement élucidés. Il manque une politique volontariste dans ce domaine.

La police n’a pas toujours les moyens d’effectuer des enquêtes approfondies. Or l’ensemble des vols représente une somme considérable qui trouve sa contrepartie dans les assurances. Celles-ci soulagent momentanément les victimes des méfaits par le remboursement. Sur une vie entière la plupart des cotisants sont toutefois largement perdants financièrement. De plus en atténuant les conséquences du vol les assurances contribuent à le faire accepter. La résignation est la règle.

Il s’agit donc de rediriger une partie des sommes versées aux assurances vers la prévention et la répression plutôt que vers la réparation. Par un impôt ? On sait qu’ils sont rarement maintenus à leur affectation d’origine et que la recherche de la productivité n’est pas toujours la priorité du secteur public. Il serait préférable de faire concourir les assurances à l’élucidation des vols et au démantèlement des réseaux.

Il ne s’agit pas de remplacer la police mais de l’assister dans certaines de ses tâches et notamment le recueil des renseignements et des preuves. Les assurances bénéficient de réseaux étendus, voire internationaux et la nature même de leur activité les conduit à recenser un grand nombre de biens. Quand des vols se produisent en série, il est fort probable que l’une d’elles soit concernée par plusieurs de ces vols et puisse faire des recoupements. Elles peuvent aussi inciter et aider les victimes à avertir la police et à fournir les renseignements utiles. Cette action se mène à la source du vol. A l’autre extrémité il s’agit de surveiller les revendeurs et les receleurs. Toute l’activité économique a un lien avec les assurances puisque elles sont obligatoires. Elles recensent les biens et les chiffres d’affaire.  Les lieux de revente sont aussi souvent connus mais ignorés par la police en raison du grand nombre des affaires ou de leur peu d’intérêt relatif. Elles ont même une certaine expérience dans le domaine puisque pour les dédommagements importants, elles utilisent leurs propres services d’enquête. Elles le font dans ce cas car le nombre des cotisants est faible, les sommes importantes, et un nombre restreint de sinistres à indemniser peut suffire à détériorer le bilan annuel. Il faut les inciter à élargir cette activité pour les sommes plus faibles et les dossiers plus nombreux où la loi des grand nombre et la probabilité leur permettent de toujours déterminer un niveau de cotisation aboutissant à un bénéfice.

Pour les y pousser il faut faire de l’élucidation des vols un élément concurrentiel. De la même façon que les voitures neuves ont l’obligation légale d’être présentées avec une indication de leur consommation et de leur incidence sur la pollution, les contrats d’assurance doivent être présentés avec un taux d’élucidation des vols, voire de tous les sinistres d’origine inconnue. Le programme des actions menées après un vol devrait aussi être mentionné.

Cela peut être imposé par la loi ou bien par le biais de la concurrence à partir du moment où une seule assurance se lance dans cette voie entraînant les autres à sa suite.