Accueil

Economie et Finances

 

 

Relance de l'économie Rentrées fiscales Socialisme

Le niveau des charges en France est très élevé. C'est un désavantage pour la compétitivité des entreprises et un frein à l'embauche.

Il y a deux seuils de baisse des charges à atteindre. Le premier permettrait d'être compétitif face aux pays européens, aux Etats-Unis, au Japon,... C'est-à-dire tous les pays où les salaires et les prix sont relativement élevés. Le deuxième seuil aiderait à résister aux pays où il n'y a pratiquement pas de protection sociale et où les salaires et les prix sont plusieurs fois inférieurs. Dans ce cas il ne s'agirait que d'une aide car une telle différence ne peut se compenser uniquement par le montant des charges sociales; il faut aussi y adjoindre le coût des transport, le respect et le durcissement des normes écologiques et de sécurité, une part croissante du coût de l'énergie et des matières premières, une stimulation de la recherche et de la formation,...

Le problème n'est toutefois pas facile à résoudre : comment mener une politique de baisse des charges sociales sans menacer les rentrées d'argent ou la qualité des prestations sociales?

Les libéraux évoquent le gain en emploi qui résulterait d'une telle baisse et par conséquent les économies en allocations chômage, pour le logement ou en couverture maladie universelle. Les opposants craignent que la couverture sociale ne soit en même temps remise en cause ou qu'un tel programme ne génère pas des emplois mais plutôt des profits supplémentaires pour les entreprises.

Une autre préoccupation est le pouvoir d'achat. Il est lié au chômage puisque les sans emploi ont peu de moyens. Toutefois le SMIG qui est le lot commun de beaucoup d'employés n'est pas non plus suffisant. On voudrait donc associer une baisse des charges à une augmentation généralisée du salaire minimum. C'est une impasse car cela compenserait la baisse des charges et il n'y aurait guère d'amélioration de la compétitivité pour les entreprises. L'écart avec les pays à bas coût de la main d'œuvre serait maintenu voire accru.

Il s'agit donc de concilier à la fois amélioration de la compétitivité des entreprises, embauche, baisse des charges, amélioration du pouvoir d'achat, maintien de la protection sociale. De nombreux paramètres entrent en compte et quand on écoute les économistes discuter du sujet ils ne sont jamais d'accord sur la méthode à employer. L'évaluation des gains et des pertes est très complexe, on reste toujours dans des estimations hasardeuses qui ne permettent pas d'estimer le seuil à partir duquel une baisse des charges serait salutaire. C'est l'objet du chapitre sur la Relance de l'Economie de montrer comment isoler un certains nombre de paramètres et diminuer les inconnues afin d'avoir une véritable maîtrise du phénomène.

Le chapitre sur les Rentrées fiscales s'intéresse plutôt à assainir le système de façon globale. Il ne s'agit pas ici d'innover mais d'appliquer la rigueur avec continuité tout en l'associant à des solutions décrites par ailleurs dans ce site.